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Vous êtes ici: Sujets Prioritaires » Sclérose en plaques » Opinion d'experts 21. Août 2017
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Un traitement précoce ralentit la progression de la SEP - entretien avec un expert

Le PD Dr. med. Adam Czaplinski explique les premiers symptômes, les possibilités de diagnostic et pourquoi il est important de déceler et de traiter la maladie le plus tôt possible. Le PD Dr. med. Czaplinski est neurologue au Centre neurologique Bellevue à Zurich.

Légende de l’entretien sur le traitement précoce de la SEP

MS Fragen
 

 

Santeweb: Dr. Czaplinski, quels signes / symptômes présentent les personnes atteintes de SEP lorsqu’elles viennent vous voir pour la première fois au Centre neurologique Bellevue?

PD Dr. med. Adam Czaplinski

Les symptômes cliniques de la SEP sont très variables et se présentent notamment sous forme de troubles sensoriels, de faiblesse musculaire, de troubles de la vue, de problèmes de coordination, de fatigue, de troubles cognitifs. La diversité des symptômes est telle qu’il est pratiquement impossible d’établir une liste complète. De plus, la plupart des patients ne souffrent que de quelques symptômes «typiques» de la SEP.
 
Pour qu’un traitement médicamenteux agisse efficacement sur l’évolution de la maladie, il est primordial de détecter la maladie dès ses premiers symptômes.

 
 

 

Santeweb: La SEP évolue de manière très différente en fonction des patients et est difficile à diagnostiquer. A partir de quel moment parle-t-on de SEP? Qu’est-ce que le SCI?

PD Dr. med. Adam Czaplinski

Le mode d’apparition de la sclérose en plaques est très varié. Parmi les premiers symptômes, la plupart peuvent aussi être causés par d’autres maladies. La mise au point récente de nouvelles procédures d’examen a permis de diagnostiquer la SEP plus facilement. On peut aussi reconnaître la maladie à un stade précoce.
 
Il n’existe cependant toujours pas de procédure de diagnostic permettant d’établir ou d'exclure avec certitude l'existence d'une SEP. Pour réaliser un diagnostic définitif, certains critères spécifiques basés sur des résultats cliniques et d’IRM (procédure d'imagerie) doivent être remplis.
 
Si jusqu’à présent on attendait au moins 2 poussées pour fixer le diagnostic de SEP, il est aujourd'hui possible, grâce aux tout derniers critères établis, de définir le diagnostic dès la première poussée. Ainsi, nous pouvons établir le diagnostic très tôt, ce qui est important pour que la maladie évolue de manière aussi favorable que possible. En effet, plus le traitement débute tôt, plus il y a de chances de réduire les poussées et donc la progression du handicap.
 
Le SCI, ou «syndrome cliniquement isolé», est le tout premier stade auquel il est possible de débuter un traitement aujourd’hui. Pour cela, il faut pouvoir démontrer l’existence d’une poussée et des signes clairs de sclérose en plaques doivent être visibles à l’imagerie (IRM).

 
 

 

Santeweb: Jusqu’à présent, on attendait généralement qu'il y ait une nouvelle poussée pour commencer une intervention thérapeutique. Mais récemment, de plus en plus de données ont démontré qu'il était avantageux de commencer le traitement aussi tôt que possible. Qu’en pensez-vous?

PD Dr. med. Adam Czaplinski

La recherche et les études cliniques sur la SEP démontrent de plus en plus clairement que le stade auquel le traitement débute est décisif pour l’évolution future de la maladie. Indépendamment des études cliniques, de nombreuses autres données plaident sans équivoque en faveur d'un début de traitement rapide.
 
Signes pathomorphologiques, altérations pathologiques
Dans la SEP, la principale cause de développement d’un handicap est la détérioration des fibres nerveuses (axones). La détérioration des axones est définitive et irréversible. Des éléments ont clairement démontré que cette atteinte débute dès les toutes premières phases de la SEP.
 
Il est donc important d’empêcher ou tout du moins d’atténuer l’activité inflammatoire et la détérioration des axones le plus tôt possible.
 
Données de l’imagerie par résonance magnétique (IRM)
Les techniques d'IRM jouent un rôle central dans le diagnostic de la SEP et donnent des indications précoces sur l'évolution future de la maladie. Chez les patients présentant un premier syndrome cliniquement isolé (SCI), les lésions visibles à l’IRM indiquent comment évoluera la SEP.
 
Pour les patients souffrant de lésions importantes et d’une forte activité à l'IRM dès le début, le pronostic quant à l'évolution de la maladie sera défavorable.
 
Un traitement débuté tôt peut réduire le nombre de lésions et avoir ainsi une influence positive sur l’évolution de la SEP.
 
L’évolution naturelle de la sclérose en plaques
L’interaction entre les poussées et la progression de la SEP est caractéristique de l'évolution clinique de cette maladie. L’évolution initiale a une influence sur l’évolution à long terme de la maladie.

Le nombre de poussées au début de la maladie permet d’anticiper la vitesse de progression et le niveau de handicap: plus il y a de poussées, plus la maladie évoluera vite et plus la personne sera handicapée.
 
Un traitement très précoce réduit les poussées et le handicap à long terme de la SEP.
 
Données cliniques sur le traitement à l’interféron-bêta
Trois études ont été réalisées afin d’évaluer l’efficacité de l'interféron-bêta au cours des premières phases de la maladie, chez des patients présentant un premier événement clinique laissant soupçonner une SEP (SCI).
 
Les résultats à 2 ans d'une étude intitulée BENEFIT montrent que le risque de développer une SEP confirmée sur le plan clinique (c’est-à-dire de subir une deuxième poussée) peut diminuer de 50% grâce à l'interféron bêta-1b et que cette substance repousse de 363 jours le moment de la confirmation clinique de la SEP (par rapport au groupe placebo). La deuxième poussée a ainsi pu, pendant les 2 années de l'étude, être retardée de un an grâce à l’interféron-bêta. D’autres études réalisées avec l’interféron bêta-1a ont débouché sur des résultats similaires.
 
Ces données tiennent compte des recommandations du groupe «Multiple Sclerosis Therapy Consensus Group» (MSTCG). Ce groupe, constitué d'experts internationaux de la SEP, recommande de commencer un traitement de base immunomodulateur dès la première poussée, lorsque certains critères indiquant la possibilité d’une SEP sont remplis.


Conclusion

  • 1. Les données physiopathologiques, radiologiques et sur l'évolution naturelle de la SEP indiquent qu'il est avantageux de commencer le traitement de manière précoce.
  • 2. Les études cliniques réalisées avec des interférons montrent que lorsque le traitement est débuté tôt, le risque de SEP et l'évolution des handicaps irréversibles sont fortement atténués.

 
 

 

Santeweb: Les personnes touchées doivent utiliser le médicament en injections régulières pendant des années. Pour la plupart, tout se passe bien et la maladie se fait discrète. Dans ce cas, qu’apporte un traitement précoce aux personnes atteintes de SEP?

PD Dr. med. Adam Czaplinski

Il faut savoir qu’aucun traitement disponible aujourd'hui pour la SEP ne permet de guérir cette maladie. Il est cependant possible d’influencer l’évolution de la SEP, c’est-à-dire de réduire le nombre de poussées et la progression du handicap. Mais on ne guérit pas de cette maladie. Il faut donc s’attendre à ce que la SEP évolue, malgré le traitement, et à ce que de nouvelles poussées apparaissent.
 
Etant donné que la maladie progresse aussi entre les poussées, le traitement doit être poursuivi. C’est très important. La SEP est, pour ainsi dire, une maladie qui ne dort jamais. La poussée n’est que la partie émergée de l’iceberg. Les clichés d’IRM montrent bien souvent que même entre les poussées, il y a des réactions inflammatoires dans le cerveau et la moelle épinière. Seulement, ces réactions ne se manifestent pas sur le plan physique.
 
La détérioration des axones peut également progresser entre les poussées. Il ne suffit donc pas de traiter la maladie lorsqu’une poussée survient. Il est important de commencer le traitement dès que possible afin d’influencer favorablement le cours de la maladie: c’est aux premiers stades de la SEP que les médicaments sont les plus efficaces.

 
 

 

Nous remercions chaleureusement le PD Dr. med. Adam Czaplinski pour sa participation à cet entretien et ses précieuses informations. Nous lui souhaitons beaucoup de réussite dans ses travaux futurs.

 

Notre partenaire pour cet entretien

PD Dr. med. Adam Czaplinski

PD Dr. med.
Adam Czaplinski

 

Le PD Dr. med. Adam Czaplinski est spécialiste de neurologie FMH et dirige un cabinet au Centre neurologique Bellevue, avec le PD Dr. med. Manuel Meyer.

 

Il a suivi sa formation de neurologue à la clinique universitaire de neurologie de Bâle principalement (avec le Prof. Andreas Steck et le Prof. Ludwig Kappos), où il a exercé pendant plusieurs années en tant que chef de clinique, puis en tant que chef de la polyclinique de neurologie-neurochirurgie.

 


En plus de ses activités en cabinet, il est médecin associé de la clinique universitaire de neurologie de l’hôpital universitaire de Bâle et médecin adjoint / consultant à la clinique Hirslanden de Zurich. Le PD Dr. med. Czaplinski est l'auteur de nombreuses publications scientifiques et membre des sociétés suisse, européenne et américaine de neurologie.

 

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27.01.2010 - dzu

 
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