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Vous êtes ici: Sujets Prioritaires » Ménopause » Hormonothérapie : oui ou non ? 24. Février 2017
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Hormonothérapie oui ou non ?

Ce que vous devez savoir sur le traitement hormonal substitutif, pendant et après la ménopause. Discutez de votre situation avec votre médecin.

 

Hormonothérapie oui on non ?

Souffrez-vous de l'un des symptômes

 

 

En général

Toutes les femmes n’ont pas besoin d'un traitement hormonal substitutif, en dehors des femmes souffrant de ménopause prématurée avant l'âge de 51 ans. Les hormones sont des substances puissantes et en aucun cas des produits de qualité de vie.

 

Aucun traitement hormonal substitutif (THS) ne devrait être initié sans une enquête minutieuse et l'examen des risques et des avantages individuels. Et l'indication doit être revue chaque année.

 

Lors de l’évaluation des avantages et inconvénients du THS, l'âge, le poids, les facteurs de risque personnels tels que des troubles de la coagulation dans la famille ou encore l’âge de survenue de la ménopause dans la famille doivent être envisagés.

 

Sans justification particulière, la thérapie hormonale ne doit pas être initiée plus tard que 10 ans après l'apparition de la ménopause et pas après l’âge de 60 ans. Aujourd'hui, nous savons qu'il est crucial de commencer le traitement hormonal substitutif dans cette fenêtre de temps, de sorte que les avantages l'emportent sur les risques. Au-delà de cette fenêtre de temps, la balance bénéfices-risques penche dans l’autre sens.

 

Lorsque le traitement hormonal substitutif est correctement initié avant l’âge de 60 ans, les bénéfices l’emportent sur les risques. La mortalité globale est plus faible chez les femmes sous thérapie hormonale substitutive (THS) que chez les femmes non traitées.

 

Le traitement hormonal doit être débuté avec la dose la plus faible possible d’œstrogène, laquelle doit être ajustée si nécessaire pour minimiser les effets secondaires et les risques. Cela vaut également pour les progestatifs.

Pour chaque traitement hormonal qui dure plus de cinq ans, une évaluation soigneuse du rapport bénéfices/risques doit être faite. Pour la suite, le traitement hormonal substitutif peut être poursuivi à long terme.

 

En particulier

Les hormones sexuelles jouent un rôle central non seulement pour la procréation, mais aussi pour le métabolisme, les os, les maladies cardiovasculaires et le bien-être physique et mental.


Après les dernières menstruations et suite à la chute du taux d’œstrogènes peuvent subvenir des troubles du système nerveux autonome, un mal être physique et psychique, des modifications du métabolisme, l’apparition de pathologies secondaires telles que le diabète, les troubles cardiovasculaires, l'ostéoporose et la prédisposition à la maladie d'Alzheimer.

 

La carence en œstrogènes entraîne chez quatre femmes sur cinq des symptômes modérés à fortement prononcés, le pic étant atteint aux âges entre 54 et 58 ans.
Les troubles végétatifs tels que les bouffées de chaleur, sueurs ou insomnie peuvent être résolus par un traitement hormonal approprié à faibles ou très faibles doses. Un traitement non hormonal peut également convenir lors de symptômes plus légers.

 

Dans le même temps, le traitement hormonal peut améliorer d'autres symptômes tels que la fatigue, l'irritabilité, la nervosité, l'insomnie, l'humeur dépressive ou encore des problèmes sexuels.

 

Au niveau urogénital, la carence en œstrogènes peut provoquer des symptômes tels que brûlures, sécheresse, inflammation, douleurs lors des rapports sexuels, ou bien encore une perte involontaire et continue d'urine. Ces symptômes peuvent être traités par un traitement local à base de crèmes ou d’ovules à base d’œstrogènes.

 

La carence en œstrogènes conduit à l'atrophie de la peau et à une perte de la masse musculaire. Les œstrogènes ont un effet bénéfique sur la peau, les muqueuses des yeux, de la bouche et du nez ainsi que les muscles et les articulations.

La carence en œstrogènes entraîne une perte accélérée de la masse osseuse et augmente le risque de fractures osseuses.

 

Un THS adéquat agit sur ces paramètres et réduit l'incidence des fractures vertébrales et du col du fémur.

 

En outre, les cheveux se fragilisent et tombent et il peut également apparaitre une augmentation de la pilosité ainsi qu’une accentuation du duvet du visage. Les œstrogènes peuvent contrer et atténuer ces symptômes.

 

Avec l’instauration d’un traitement au juste moment, moins de femmes vont développer du diabète, lequel est un facteur de risque majeur d'athérosclérose. Chez les femmes en surpoids, les œstrogènes améliorent la réponse de l’organisme à l'insuline.

 

Dans les cinq à dix premières années qui suivent la ménopause, la carence en œstrogènes entraîne une athérosclérose accélérée, de sorte que finalement plus de la moitié des femmes seront concernées.

 

Les œstrogènes s’opposent à l’athérosclérose par leur effet sur la paroi des vaisseaux et sur le métabolisme des lipides et sont  donc à utiliser, dans ce contexte, dans les 5 à 10 premières années suivant la ménopause. Pour autant ils ne doivent pas être utilisés pour le traitement isolé de prévention de l'athérosclérose.

 

En présence de pathologies cardiovasculaires telles que l'angine de poitrine ou des antécédents d'infarctus du myocarde, les œstrogènes peuvent avoir un effet négatif.

 

Le risque de thrombose veineuse et d'embolie est légèrement augmenté en début de THS. En cas de risque augmenté de thrombose, l’œstrogène doit être administré par voie transdermique et non par voie orale. La voie transdermique devrait également être privilégiée en cas de pression artérielle élevée.

L'administration à long terme de l'œstrogène seul augmente le risque de cancer de l'utérus, de sorte qu’il faut toujours y associer, chez les femmes ayant l’utérus intact, un progestatif qui compense l’effet prolifératif de l’œstrogène.

 

Le risque possible de cancer du sein au cours de la thérapie hormonale est faible. Si le traitement est initié avec des œstrogènes seuls, chez les femmes ménopausées ayant un poids normal, le risque de cancer du sein n'augmente pas dans les 15 premières années. Quant aux femmes obèses, le risque diminue.

L'ajout de progestatifs, à savoir les hormones lutéales, influe sur le risque de cancer du sein, à des degrés divers, en fonction de la combinaison choisie, à partir d'une durée d'application de 5 à 6 ans.

 

Mais tous les progestatifs ne sont pas les mêmes. La progestérone bio-identique  a un effet calmant et anxiolytique et donc bénéfique sur le sommeil lorsqu’elle est prise par voie orale.

 

Souffrez-vous de l'un des symptômes suivants?

Si c'est le cas, parlez-en à votre médecin.

  • bouffées de chaleur, sueurs y compris sueurs nocturnes
  • troubles du sommeil
  • palpitations cardiaques, accélération du rythme, troubles du rythme, compression
  • sautes d'humeur, humeur dépressive, anxiété
  • irritabilité, nervosité, agressivité
  • épuisement physique et mental, dégradation générale des performances, perte de mémoire, manque de concentration, manque de mémoire
  • sècheresse cutanée
  • sécheresse vaginale, troubles urinaires, miction involontaire
  • sécheresse des muqueuses des yeux, du nez et de la bouche
  • douleurs musculaires et articulaires
  • réduction de la libido, douleurs pendant les rapports sexuels

Ce texte a été préparé par le professeur Martin Birkhäuser, président honoraire de la Société européenne de la ménopause, relu et approuvé.

 

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12.01.2015 - dzu
 
 
 


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