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Vous êtes ici: Maladies » Boulimie, vomissements 31. Mars 2017
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Boulimie, vomissements

Définition

Boulimie: manger puis vomir de façon addictive et incontrôlée

La boulimie de type «avec vomissement» définit un trouble du comportement alimentaire complexe consistant en une consommation de nourriture largement supérieure à la normale suivie de périodes de vomissements afin de perdre du poids. La perte de contrôle lors de la prise de nourriture caractérise la boulimie. Pour compenser cette prise de nourriture excessive, les patients ont recours aux vomissements provoqués, ainsi qu’à des laxatifs et à des diurétiques; ils pratiquent également des périodes de jeûne prolongées et des exercices physiques intenses.


 

La fréquence de la boulimie a augmenté de façon considérable durant les 20 dernières années. Touchant principalement les femmes entre15 et 35 ans, la maladie est plus fréquente que l’anorexie. Malgré des variations importantes de poids, les femmes atteintes ont généralement un poids normal, ce qui laisse supposer que le nombre effectif de victimes est largement sous-estimé. La boulimie peut aussi se manifester à la suite d’une anorexie.


 

Le terme «boulimie» vient du grec «bulimus», qui signifie «faim de bœuf».

Formes

Il existe deux types de boulimie:

  • Type avec vomissements ou prise de purgatifs: pendant les épisodes de boulimie, le sujet a régulièrement recours aux vomissements provoqués ou à l’emploi abusif de laxatifs, diurétiques ou autres mesures.
  • Type sans vomissements ni prise de purgatifs: pendant les épisodes de boulimie, le sujet a recours au jeûne ou à de l’exercice excessif, mais il n’a pas recours aux vomissements provoqués ni à l’emploi abusif de laxatifs, diurétiques ou autres mesures.

Causes

Les causes de la boulimie ne sont pas encore élucidées, mais plusieurs facteurs semblent être impliqués dans le développement de la maladie, notamment:

  • Facteurs socioculturels: la tendance «être mince, en forme et léger» domine la pensée des jeunes; les besoins du corps ne sont plus ressentis ou refoulés.
  • Facteurs biologiques: prédisposition génétique, troubles du sentiment de satiété.
  • Facteurs familiaux: quête de performance, surprotection, étouffement des conflits.
  • Facteurs individuels: manque de confiance en soi, perfectionnisme et peur de l’échec, peur de devenir adulte et de devoir assumer la vie de femme, crainte de la séparation.
  • Un régime diététique est le facteur déclenchant le plus important. Celui-ci engendre finalement un trouble du comportement alimentaire, particulièrement chez les sujets ayant déjà une prédisposition aux troubles alimentaires.

Fréquence

En raison du nombre important de cas inconnus, il n’existe pas de chiffres fiables quant à la fréquence de la boulimie dans la population générale. On estime qu’en Suisse près de 8% de la population souffre de boulimie accompagnée de vomissements. Environ 95% des sujets touchés sont des femmes de 15-35 ans. 

Examens (diagnostic)

Pour le diagnostic de boulimie, les critères suivants sont à prendre en considération:

  • Crises de boulimie: crises compulsives durant lesquelles la consommation de nourriture prend des proportions incontrôlables.
  • Comportements compensatoires: visant à prévenir la prise de poids, ils consistent en jeûne prolongé, exercice physique excessif, emploi abusif de laxatifs et/ou diurétiques
  • Survenue des crises de boulimie avec comportements compensatoires: au moins deux fois par semaine sur une période d’au moins 3 mois
  • La confiance en soi dépend presque exclusivement du poids corporel et de la ligne
  • Le trouble ne se manifeste pas exclusivement durant une période d’anorexie.

Options thérapeutiques

A ce jour, il existe de nombreuses modalités thérapeutiques et possibilités d’aide. L’objectif du traitement est d’influencer à la fois le comportement alimentaire et les problèmes sous-jacents. Le processus de guérison dure généralement des années.


Important à savoir: plus le début du traitement est précoce, meilleures sont les chances de guérison.

Complications possibles

  • Déficiences: des régimes peu équilibrés, le jeûne, les vomissements et l’utilisation de diurétiques et/ou laxatifs peuvent engendrer des déficiences en électrolytes, comme le sodium, le potassium et le magnésium, et des troubles de l’équilibre acido-basique de l’organisme (pH du sang). Conséquences possibles: troubles du rythme cardiaque et autres altérations de l’ECG, crampes musculaires et fatigabilité des muscles, restriction de la fonction rénale, fatigue et troubles de la concentration suite à des déficiences en vitamines et en minéraux, troubles de la formule sanguine et lésions des nerfs, sécheresse de la peau, perte des cheveux, ongles cassants, ostéoporose.
  • Troubles endocriniens touchant surtout la glande thyroïde, le système nerveux sympathique et les hormones sexuelles. Conséquences possibles: ralentissement du rythme cardiaque, abaissement de la pression artérielle, vertiges, troubles circulatoires, abaissement de la température corporelle, menstruations irrégulières, infertilité et arrêt des menstruations (aménorrhée).
  • Les vomissements répétés peuvent entraîner les problèmes suivants: maladie de reflux avec pyrosis et oesophagite en raison du reflux de suc gastrique acide dans l’oesophage, ulcères gastriques, augmentation du volume des glandes salivaires au niveau des joues et de la mâchoire inférieure, lésions dentaires en raison du contact fréquent de la dentine avec le suc gastrique
  • De nombreux sujets présentent également, en plus des troubles du comportement alimentaire, des troubles dans d’autres domaines psychiatriques, tels que troubles obsessionnels, troubles anxieux, troubles de la personnalité, toxicomanie et dépressions.
  • Evolution à long terme: parmi les patients traités, environ la moitié guérissent. Chez un tiers des patients, le trouble du comportement alimentaire s’améliore et un patient sur 5 parvient à se débarrasser de la boulimie. Pour la boulimie, le taux de mortalité est estimé à 3%.

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